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2 novembre 20256 min de lecture

Loi de finances 2026 : Tout ce que les freelances doivent savoir dès maintenant !

La loi de finances 2026 transforme en profondeur le quotidien des freelances en France. Entre baisse du seuil de TVA, généralisation de la facturation électronique et complexification du régime micro, chaque indépendant devra ajuster sa stratégie. Ce guide clair et synthétique vous aide à anticiper les grands changements à venir, quel que soit votre statut (micro-entreprise, société, portage).

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Loi de finances 2026 : En bref, tout ce que les freelances doivent savoir !

La loi de finances 2026 apporte des transformations majeures pour les indépendants. Micro-entrepreneurs, freelances en société ou en portage salarial doivent désormais composer avec de nouvelles règles fiscales, sociales et comptables. Voici un panorama complet des mesures à anticiper.


💰 1. Un nouveau seuil unique de TVA : 37 500 €

À partir de 2026, le seuil de franchise en base de TVA est unifié à 37 500 € de chiffre d’affaires annuel pour toutes les activités. Ce changement met fin à la distinction entre activités commerciales et prestations de services. Conséquence directe : de nombreux micro-entrepreneurs franchiront ce seuil plus tôt, les obligeant à facturer la TVA, à effectuer des déclarations mensuelles ou trimestrielles, et à revoir leurs tarifs. Seule exception notable : certaines activités du bâtiment restent plafonnées à 25 000 €.


🧾 2. Facturation électronique obligatoire pour tous

La facturation électronique devient progressivement obligatoire entre 2026 et 2027. Dès septembre 2026, les freelances devront être capables de recevoir des factures électroniques. À partir de 2027, ils devront également émettre des factures au format structuré via une Plateforme de Dématérialisation Partenaire. Cela impliquera de se doter d’un logiciel de facturation compatible et de se former à cette nouvelle obligation.


💶 3. La micro-entreprise perd (encore) en simplicité

Le régime micro-entrepreneur, prisé pour sa simplicité, devient de plus en plus complexe. La combinaison des nouvelles obligations (TVA à facturer au-delà de 37 500 €, e-facturation, surveillance des seuils) le rend moins accessible pour les profils débutants. Le freelance devra tenir une comptabilité plus rigoureuse, anticiper la collecte de TVA et probablement revoir sa stratégie tarifaire pour rester compétitif.


💡 4. Adapter ses tarifs pour anticiper la TVA

Passer au régime TVA peut créer un décalage tarifaire. Par exemple, un freelance qui facture 28 000 € HT devra ajouter 5 600 € de TVA à reverser, pour un total de 33 600 € TTC. Il devient donc essentiel d’adapter ses prix tout en conservant sa marge. Les clients B2B peuvent récupérer la TVA, mais en B2C, cela nécessite pédagogie et diplomatie pour justifier une hausse tarifaire sans perdre sa clientèle.


📈 5. Cotisations sociales : hausse indirecte pour les micro-entrepreneurs

Une conséquence indirecte du dépassement de seuil est l’impact sur les cotisations sociales. En régime micro, celles-ci sont calculées sur le chiffre d’affaires TTC : si vous commencez à facturer la TVA, vos charges augmentent alors même que votre revenu réel reste identique. Cela peut engendrer un effet de seuil piégeux, nécessitant de prévoir des provisions ou d’envisager un changement de statut si la rentabilité diminue.


📉 6. Impôt sur le revenu : un barème revalorisé, mais une vigilance à maintenir

Bonne nouvelle : contrairement à certaines rumeurs, le barème de l’impôt sur le revenu a bien été revalorisé de 1,1 %. Cela permet de compenser partiellement l’inflation. En revanche, certains amendements ont tenté de durcir la fiscalité des dividendes pour les dirigeants de SASU, en augmentant la part de l’impôt dans la flat tax. Cela reste à surveiller pour ceux qui utilisent la SASU comme outil d’optimisation fiscale.


🏢 7. Freelances en société : un taux réduit d’IS plus avantageux

Les freelances en SASU ou EURL bénéficient d’un assouplissement bienvenu : le plafond du taux réduit d’IS à 15 % passe de 42 500 € à 100 000 € de bénéfices. Cela représente une économie fiscale importante pour ceux qui génèrent un CA significatif. Ce type d’allègement pourrait favoriser une migration du régime micro vers des structures plus stables fiscalement.


❓ 8. Statut micro ou société : faut-il changer en 2026 ?

Avec la complexité croissante du régime micro (TVA, cotisations, obligations), de nombreux freelances s’interrogent : doit-on basculer en société ? La réponse dépend du niveau d’activité, des marges, et de la volonté de simplifier ou d’optimiser sa gestion. Une SASU permet de mieux contrôler les charges, de déduire les frais réels et de jouer sur les dividendes… mais implique des coûts fixes plus élevés. 2026 est donc l’année idéale pour réévaluer son statut.


⚠️ 9. Le cumul aides sociales et micro-entreprise bientôt encadré

Un amendement (rejeté pour l’instant) proposait de limiter le cumul entre aides sociales et micro-entreprise, soupçonné de créer des effets d’aubaine. Même si ce n’est pas encore voté, la tendance législative semble aller vers un contrôle plus strict des revenus indépendants cumulés avec les aides sociales. Les micro-entrepreneurs concernés doivent donc suivre de près l’évolution des règles déclaratives auprès de la CAF.


📊 10. Check-list pour se préparer à 2026

Voici les actions à entreprendre dès maintenant :

  • ✅ Suivre son chiffre d’affaires 2025 pour anticiper la TVA
  • ✅ Se doter d’un outil de facturation conforme e-invoicing
  • ✅ Préparer une stratégie tarifaire TTC
  • ✅ Mettre à jour ses prévisions de charges sociales
  • ✅ Comparer les options micro vs société
  • ✅ Rester informé via un réseau professionnel ou expert-comptable

📚 Sources

  • Vie Publique – Loi de finances 2026
  • Bpifrance – Réforme micro-entrepreneur
  • Ministère de l’Économie – TVA et obligations fiscales 2026
  • Les Echos – Fiscalité des indépendants
  • Amendements parlementaires PLF 2026 (Assemblée nationale)

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